Journée de rencontres avec Benki

Le Matin au COMPTOIR GENERAL : SENSIBILISATION DES FUTURS ACTEURS DE L’ÉCOLOGIE

Merci au Comptoir Général de répondre toujours présent pour plaidoyer en faveur des peuples indigènes. Une centaine d’étudiants ont fait le déplacement de Chartres pour rencontrer Benki Piyako, amenés par leur professeur Victor Guillon, enseignant en philosophie, auteur et réalisateur.
Benki était présenté et traduit par NatureRights et a abordé la question des menaces qui pèsent sur l’Amazonie et en particulier sur la région de l’Acre : un projet d’exploitation de pétrole dont les conséquences pourraient être desastreuses pour la biodiversité et les populations qui en dépendent.
D’autres sujets connus, tels que l’exploitation des ressources naturelles et les grands barrages ont également été abordés.
Benki a présenté la démarche initiée au sein de la communauté Ashaninka Apiwtxa : éducation aux pratiques agro écologiques, transmission des savoirs ancestraux, autonomie alimentaire, indépendance économique, renforcement institutionnel… un modèle d’avenir pour les peuples indigènes ?
L’intervention de Planète Amazone représentée par Gert Peter-Bruch a permis de signaler l’impact des grands projets évoqués et la présence de grandes entreprises européennes en Amazonie ;  Elle a permis aussi d’expliquer les grandes campagnes internationales et la mobilisation de la société civile en soutien à la préservation de l’Amazonie et de ses peuples.

Video de Gaïa Info sur le Message de Benki : http://www.youtube.com/watch?v=8WspnuHY4Rc

réalisé par JBach

L’après midi à L’ENTREPÔT : DIALOGUE DES SAVOIRS TRADITIONNELS DE L’AMAZONIE AVEC LA SCIENCE ET L’ÉCONOMIE

L’objectif de cet après-midi était de travailler à la valorisation des savoirs indigènes ; Benki est intervenu soutenu par des scientifiques réputés tel que Pascal Picq, Paléoanthropologue, maître de conférences au Collège de France et Esther Katz, Docteur en Ethologie, Chercheur IRD Paloc – Patrimoines locaux ; étaient présentes également des entreprises partenaires de l’association Apiwtxa telles que Pur Projet qui developpe des projets auprès des communautés forestières et Aerolia, un partenaire financeur.

Le débat était animé par Pierre Johnson, socio-économiste, spécialiste des relations peuples indigènes, biodiversité et économie. Merci à l’Entrepot de nous avoir accueilli et à tous ceux qui ont participé aux évènements.

Les logiques d’exploitation intensive, caractéristiques des fronts pionniers amazoniens, sont aujourd’hui responsables de l’appauvrissement d’un patrimoine naturel et culturel très riche et largement méconnu. Les peuples indigènes sont en effet détenteurs d’un ensemble de connaissances et de savoir-faire traditionnels d’une valeur inestimable, tant dans le cadre de la mise en place de systèmes d’exploitation durables de la biodiversité, que d’un point de vue philosophique et même spirituel. Que ce soit pour leurs apports à la science et en particulier à la médecine, ou encore pour leur rôle primordial dans la préservation des écosystèmes et dans la remise en question de notre relation au vivant et nos modes d’exploitation, les terrains d’exploration possibles sont largement ouverts.

Des chercheurs, scientifiques, penseurs et entrepreneurs ont échangé avec Benki aborder les multiples potentialités de ces savoirs indigènes dans une perspective comparative et interdisciplinaire, autour des thèmatiques de l’agroécologie, de l’éducation, de la médecine et de la relation de l’homme à la nature… Ils ont apporté des pistes de réflexion sur les processus de construction et de valorisation des patrimoines naturels et culturels des peuples indigènes Amazoniens.

Oeuvrer à la reconnaissance des savoirs traditionnels par la communauté scientifique participe également d’une démarche nécessaire et urgente pour la sauvegarde de ces peuples.

Voir ici un article sur la nécessité d’établir un débat pour valoriser les savoirs indigènes face aux menaces qui pèsent sur leurs territoires, leur identité culturelle et leurs droits . (lien)

Pascal Picq : « De Darwin à Lévi-Strauss », son dernier ouvrage paru en septembre chez Odile Jacob, est un cri d’alarme face aux atteintes de plus en plus profondes que, depuis la révolution industrielle, Homo sapiens fait subir à la diversité sous toutes ses formes : animale, végétale, linguistique, culturelle… Se mettant dans les pas du naturaliste anglais et de l’anthropologue français, tous deux partis explorer le Brésil à un siècle de distance, Pascal Picq nous entraîne pour un troisième voyage à travers les cultures et les époques. Et s’interroge : pourquoi n’avons-nous pas su entendre le message de Darwin et de Lévi-Strauss ?

En savoir plus :

http://www.hominides.com/html/biographies/pascal_picq.php

http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0203150634833-pascal-picq-malthus-revient-frapper-a-la-porte-632559.php

Le soir : à L’ATELIER FIL ROUGE : RÊVER UNE NOUVELLE TERRE, ÇA SE PRATIQUE ! 

L’évènement organisé par Yogash nous a amené dans le monde où la spiritualité, la science et l’art convergent pour imaginer l’émergence de nouvelles dynamiques et des transformations que nous voulons voir se concrétiser dans le monde. Avec Philippe Bobola, professeur de physique quantique, biologiste, anthropologue, membre de l’American Association for the Advancement of Science, membre de l’Académie des Sciences de Lausanne ; Dominique Lussan, ethnologue, psychologue, agricultrice, présidente d’Harmonic Vision (centre de R&D sur les états de la conscience et la création de valeur globale) et de l’ONG Conscience et Action (charte des droits et devoirs de la planète et de son éco système).

Entre ancestralité et science, une soirée initiatique qui mêlait art, sens et expérience pour explorer les sociétés traditionnelles, leur vision du monde, leur cosmogonie, leur médecine, leur utilisation des plantes, leur logique et leur grande sagesse.

https://www.youtube.com/watch?v=UolsC2Fau5Q

Présentation de l’Installation artistique de Naziha Mestaoui / Electronic Shadow : Sounds of light

Présentation des tee-shirts Gaia Gandhi en soutien à “Beija Flor”.

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