Bolsonaro et le licenciement perpétuel de ceux qui disent la vérité

Il y a un an, en juillet-août 2019, le directeur de l’INPE (Institut National de Recherches Spatiales), Ricardo Galvão, avait annoncé que la déforestation avait augmenté de manière alarmante par rapport à 2018 en divulguant, mois après mois, les chiffres grandissants. Il a été, par la suite, exonéré de ses fonctions par le président brésilien, accusé de mentir et d’exagérer l’ampleur de la destruction de la forêt amazonienne pour le compte des ONG.

Cet acte avait alors démontré au monde que Bolsonaro était fermement décidé à cacher, nier, ou du moins, à ne pas publier les rapports venus des analyses satellitaires de l’Institut. Ces rapports prouvaient que son projet d’exploitation des terres amazoniennes continuait malgré sa promesse concernant le respect de l’Accord de Paris pour le climat. Nous étions déjà en plein scandale international avec les feux qui ravageaient complètement la forêt tropicale.

Et aujourd’hui, un an après les faits et l’exonération de ce directeur, qu’en-est-il ?

Le 13 juillet 2020, l’actuelle ex-directrice de l’institut, Lubia Vinhas, avait annoncé à son tour que la déforestation continuait d’augmenter par rapport à l’année précédente, “pas content” de l’annonce, Bolsonaro l’a également exonéré !

Le journaliste de GloboNews s’en remet aux répercussions que cette décision aura auprès des investisseurs étrangers.  Ces derniers comprendront très rapidement que la politique environnementale de l’actuel gouvernement est basée sur le mensonge et le licenciement perpétuel des directeurs de l’INPE qui ne sont pas prêt à se plier à ce modèle. 

 

 Commentaires de Rebecca Lang, Collectif Alerte France Brésil, sur l’actualité brésilienne. 

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