La Nature reprend ses droits…

Après 10 ans de lutte pour les droits de la Nature, la Nature reprend ses droits.

En quelques semaines, le coronavirus a mis l’économie mondiale à genoux alors que, d’un point de vue médical, ce n’est pas une maladie à mortalité élevée (moins de 3%, comparé à la fièvre ebola qui a décimé le sud de l’Afrique de l’Ouest avec un taux de mortalité global de 40%, et qui était parfois bien plus haut). La virulence du coronavirus fait peur, et nous montre clefs en main l’étendue et les effets de la mondialisation. Nos frontières géographiques sont perméables aux flux humains et nous pouvons suivre, presque en temps réel, la diffusion d’un message biologique envoyé par la Nature aux humains mondialisés.

Le coronavirus est, par sa virulence et l’impact qu’il a sur l’économie, une piqûre de rappel, une répétition générale pour les pandémies qui nous attendent logées dans le permafrost qui fond à une vitesse alarmante, 70 ans plus tôt que prévu. Le coronavirus peut ainsi être vu comme un dernier rappel avant la fin, la Terre qui nous envoie un ultime message : si vous ne vous reprenez pas en main urgemment afin d’éviter l’emballement du dérèglement climatique et la fonte du permafrost, vous ferez face à des virus et des bactéries bien plus violentes. Et cette fois là, attendre la fin des élections pour prendre des mesures de précaution ne sera plus une option.

La Nature crie depuis 10 ans, et nous n’avons pas su entendre les tsunamis, les ouragans, les sécheresses, les inondations, les variations improbables de saisons, l’extinction massive des espèces de la planète. Elle nous envoie aujourd’hui le coronavirus via deux animaux messagers (le pangolin et la chauve souris) pour nous montrer qu’elle peut nous mettre à genoux en un rien de temps.

Nous avons le choix. Faire des stocks de papier toilettes qui dureront une vie entière, ou écouter la Terre, entendre, et changer de cap vers une société plus respectueuse du Vivant, enfin.

Entendons cet appel, voyons la fragilité de nos économies de marché face à un virus. Prenons les bonnes décisions, et agissons avant qu’il ne soit trop tard, nous ne survivrons pas à la guerre biologique de Mère Nature.

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