« ELO DELE YEMEL » Jean Jacques Asjeme @ Le Consulat

Du peuple autochtone Kali’na, Jean-Jacques est un jeune artiste qui s’est lancé, il y a maintenant 10 ans, dans la reconquête et la retransmission de la mémoire de ses ancêtres.

Alors étudiant en droit, il s’intéresse à la vannerie suite à son passage dans une boutique d’artisanat à Cayenne. De retour au village, il apprend ce savoir auprès des trois derniers anciens qui le connaissent encore. Au fil de son apprentissage, il réalise la difficulté d’accéder à ce savoir-faire qui se perd de plus en plus face à la modernisation constante de la société, et saisit toute l’importance des savoirs traditionnels Kali’na.

Suite à cela, il se ré-approprie certains autres savoirs de son peuple, en apprenant l’art des tambours et de leur fabrication, la construction de pirogue, les chants traditionnels et les rituels ancestraux.

 

Découvrez  l’exposition de Jean-Jacques Asjeme et ses chants traditionnels au son du tambour au Consulat ! Il y présente ces connaissances qu’il a apprises au gré de ses voyages et auprès des anciens autochtones encore possesseurs des savoirs Kali’na. Très fortes dans les traditions autochtones, elles ont toutes une histoire, un mythe, une légende d’une importance capitale pour appréhender la culture de son peuple. L’expo est illustrée de photos de © Samia Maquigny et d’objets de GADEPAM que nous remercions chaleureusement.

 

Jean-Jacques suit le chemin tracé par ses ancêtres maternels, spécialisés dans la vannerie et le chant. Il s’intéresse à ce dernier savoir également, et afin de réapprendre les chants traditionnels, de les conserver et de les transmettre, il monte un groupe appelé Malawny (Maroni) en 2013. Maintenant au nombre de 7 chanteurs, dont un ancien, Ernest Kayamare, qui leur enseigne des chants, ils sont particulièrement demandés durant l’Epekodono, une cérémonie de trois jours qui met fin au deuil.

Jean-Jacques possède sept tambours, dont un qui a appartenu à son grand-père et lui fut donné par sa grand-mère, qui l’a beaucoup soutenu dans sa démarche de reconquête de sa culture. Aujourd’hui décédée, elle fut la première à l’encourager. Il n’a pas eu la chance d’apprendre de ses grand-parents paternels, mais a spirituellement reçu leur héritage et restent très présents spirituellement dans les démarches de l’artiste kali’na.

La sauvegarde des savoirs traditionnels autochtones : c’est un chemin peu emprunté par les jeunes que Jean-Jacques a suivi. Décidé à rétablir les savoirs-faire traditionnels de son peuple et à les pérenniser, il souhaite maintenant entrer en contact avec d’autres peuples amérindiens et échanger avec eux. En effet, la transmission est surtout orale, et se fait par la rencontre avec d’autres peuples autochtones. Jean-Jacques maîtrise maintenant la vannerie kali’na mais s’est aussi lancé dans l’artisanat d’autres peuples qu’il est allé rencontrer A Antecum Pata et Trois Sauts par exemple : objets Wayana, vannerie Teko…

 

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Portrait de Jean Jacques sur Gangsterre Radio!

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