Tribunal International des droits de la Nature
Mine de lignite – Forêt d’Hambach, Allemagne

 

Le lignite est un des polluants les plus dangereux au monde. En Allemagne, il représente 12,2% de ses émissions de CO². Et pourtant, une large quantité du lignite extrait est exporté ! La transition vers les énergies renouvelables est tout à fait possible dans ce pays. En théorie. En pratique, une ancienne loi minière prévaut sur toute autre, autorisant ainsi les exploitations minières sur tout le territoire.

 

Le lignite, un des polluants les plus dangereux au monde

Présenté par Emilo Alfred Weinberg et Eva Töller

Le lignite, une fois extrait du sous-sol, est converti en énergie. Enfin, seulement 30%, puisque le reste va directement dans l’air. Lors de ce processus, des particules d’uranium s’envolent, pour contaminer l’air et le sol.

A Hambach, il y a trois fosses géantes à ciel ouvert, parmi les plus grandes d’Europe, dont la construction a nécessité, parfois par la force, le déplacement de populations. Tous les jours elles extraient ce polluant, 24 heures sur 24.
Sur la bordure d’une de ces fosses, il reste 7 hectares d’une des dernières forêts primaires d’Allemagne. Elle a existé pendant des centaines d’années. Il y a plus de 50 ans, le village situé à côté recevait des malades pour les soigner. Maintenant, la forêt est vide de toute eau depuis 1 an et demi, à cause de cette exploitation. Or, si les marais continuent de s’assécher, les animaux restants vont disparaître à leur tour.

Le gouvernement, gagnant de l’argent dans cette transaction, n’agit pas.

Des militants s’y sont installés, pour protester contre la déforestation. Ils sont victimes de répression par la police et accusés par la compagnie d’électricité exploitante devant les tribunaux. Ils vivent dans un camp dans les arbres toute l’année.

“ Nous n’avons qu’une seule planète. A la fin de la journée, tous les moyens sont bons pour la protéger” (militants de Hambach)

C’est une bataille où tout un chacun peut apporter sa contribution. Le gouvernement peut être touché, dans sa réputation. La forêt est une symbole de résistance. La squatter, c’est une manière de dire que ça suffit. Ce qu’il faut, c’est une véritable révolution sociale.

 

Marie De França

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