Benki Piyako Ashaninka à Paris du 13 au 17 Décembre

Benki Piyako est un leader politique et spirituel du peuple Ashaninka, situé dans l’état de l’Acre en Amazonie Brésilienne. Primé des droits de l’homme au Brésil pour la défense des territoires et de la souveraineté nationale brésilienne, Benki travaille à la transmission de pratiques agro écologiques auprès des populations indigènes : école «Yorenka Antame» (Savoirs de la Forêt) et non indigènes: école «Beija Flor» (Colibri).
Avec sa communauté «Apiwtxa», Benki a créé un modèle innovant de gestion des terres indigènes qui est reconnu au niveau gouvernemental et compte à ce jour environ 5000 bénéficiaires. Benki sera en Europe pour recevoir le Prix des Droits de l’homme de la ville de Weimar  et fera un détour sur Paris entre le 13 et le 17 Décembre, pour donner suite à de nombreuses démarches initiées en Juin lors de sa participation aux Ateliers de la Terre à l’UNESCO. 

Voir le Programme complet

Nous travaillons depuis plusieurs semaines à un programme d’échanges et de conférences en France, des partenaires scientifiques, associatifs et économiques sont donc mobilisés. Vous pourrez rencontrer Benki sur un des évènements suivants:

Vendredi 13 – LES ASSISES DU VIVANT – UNESCO 

Gouverner la bioéconomie, pour une politique cohérente, démocratique et soutenable – 14h/16h30 Table ronde et débat . Organisées par l’UNESCO, avec l’Institut INSPIRE et le Cabinet Agrostratégies et Prospectives. Entrée gratuite mais inscription obligatoire : adv@inspire-institut.org . Adresse : 125 avenue de Suffren – 75007 PARIS

Support d’une grande partie de l’économie mondiale, la biodiversité peut faire l’objet d’une valorisation soutenable de ses éléments dans les filières alimentaires, pharmaceutiques, cosmétiques ou chimiques. Quels modes de régulation à l’échelle locale, nationale et internationale rendent possible cette approche, orientant la bioéconomie vers une économie circulaire ou symbiotique ? Comment garantir à la fois sa durabilité et l’équité d’un nouveau partage des richesses ainsi produites ?
Animation : Pierre Johnson, consultant en éco-développement,  Avec : Richard Marietta, président de Nature et Progrès, Samanta Novella, NatureRights, Benki Piyako, leader du peuple Ashaninka, Esther Katz, IRD, UMR Patrimoines locaux (PALOC), Tom Dodd, Chargé de la coordination de la stratégie sur la bioéconomie, Commission européenne (DG Recherche et Innovation), Sophie Gaudeul, secrétaire confédérale déléguée environnement et développement durable, CFDT.

Samedi 14 – AU NOM DE LA TERRE – LYON

Invité surprise à une rencontre entre PIERRE RABHI et JOSÉ BOVÉ  15h-18h (Lyon) Vaugneray, Espace des Vallons du Lyonnais Organisé par l’association SECOL (Solidarité Ecologie Citoyenneté dans l’Ouest Lyonnais). L’événement sera retransmis en direct ici

Benki sera l’invité surprise d’une après-midi d’échanges entre le public Lyonnais, Pierre Rabhi et José Bové. Cette grande conférence (1.300 places prévendues et rediffusion en streaming pour les demandes restantes sera sur la thématique de la préservation des forêts et la sauvegarde des Coteaux du Lyonnais.
Animé par Erwan Lecoeur , sociologue, politologue, Responsable de la stratégie pour le mouvement Colibris Avec: José Bové, Député Européen Europe Ecologie Les Verts, Vice-président de la commission parlementaire Agriculture et Commerce international, Syndicaliste agricole de la Confédération paysanne et de Via Campesina et Pierre Rabhi, Agriculteur biologiste, romancier et poète, Inventeur du concept “Oasis en tous lieux” et initiateur des « Colibris » et de « Terre & Humanisme ».

DIMANCHE 15 – RENCONTRE AVEC PIERRE RABHI EN ARDÈCHE

L’homme du désert et l’homme de la forêt vierge, deux colibris pour la vie.

La rencontre de Benki Piyako, homme de la forêt, et de Pierre Rabhi, homme du désert, était probablement inscrite dans leur destinée: ils ont tous deux un animal-symbole commun, le colibri. Beijaflor (colibri) est le projet de préservation et de restauration de la biodiversité par la valorisation des savoirs traditionnels, promu par Benki. Pierre Rabhi a fait du colibri le symbole de l’engagement citoyen pour un monde meilleur, marqué par la sobriété heureuse, et suivi d’un fort retentissement dans l’opinion publique.

LUNDI 16 – JOURNÉE D’ÉCHANGES AVEC BENKI

Organisée par NatureRightsPierre Johnson, Yogash, et les amis de Apiwtxa→ S‘inscrire sur la Page Facebook

10h30/12h – SENSIBILISATION DES FUTURS ACTEURS DE L’ÉCOLOGIE – Comptoir Général
80 quai de Jemmapes, Paris 10e – Entrée libre, ouvert au public
Dialogues entre étudiants et Benki , avec la participation de Planète Amazone

Quelles solutions face aux menaces qui pèsent sur l’Amazonie (exploitation des ressources naturelles, présence de grandes entreprises…): reconnaissance du crime d’écocide, grandes campagnes internationales, mobilisation de la société civile…. Présentation de la démarche initiée par Benki au sein de la communauté Apiwtxa à la frontière du Brésil et du Pérou. Modèle de transmission des savoirs de la forêt : présentation des écoles Yorenka Antame et Beija Flor pour l’éducation des populations aux pratiques agro écologiques : préservation et reconstituons des écosystèmes, transmission des savoirs, autonomie alimentaire, indépendance économique, renforcement institutionnel…  Un modèle d’avenir pour les peuples indigènes.
Avec : Benki Piyako, leader du peuple Ashaninka ; Eliane Fernandez, Anthropologue ; NatureRights ; Planète Amazone Animé par Victor Guillon, enseignant en philosophie, auteur, réalisateur. 

14H/18H – L’ENTREPÔT – DIALOGUE DES SAVOIRS TRADITIONNELS DE L’AMAZONIE AVEC LA SCIENCE
7 Rue Francis de Pressensé, 75014 Paris – Entrée libre, contribution volontaire 

Des chercheurs, scientifiques, penseurs et entrepreneurs réputés échangeront avec Benki pour tenter d’aborder les multiples potentialités de ces savoirs indigènes dans une perspective comparative et interdisciplinaires, autour de multiples thèmatiques: l’agroécologie, l’éducation intra et interculturelle, la médecine, la relation de l’homme à la nature… Ils tenteront d’apporter des pistes de réflexion sur les processus de construction et de valorisation des patrimoines naturels et culturels des peuples indigènes Amazoniens. Oeuvrer à la reconnaissance des savoirs traditionnels par la communauté scientifique participe également d’une démarche nécessaire et urgente pour la sauvegarde de ces peuples, et s’inscrit dans la perspective de la Conférence mondiale sur les peuples autochtones des Nations Unies qui aura lieu en septembre 2014 à New York.

Avec : Benki Piyako, leader politique et spirituel du peuple Ashaninka ; Pascal Picq, Paléoanthropologue, maître de conférences au Collège de France ; Philippe Desbrosses, Agriculteur, Docteur en Sciences de l’Environnement, Expert Consultant auprès des Instances Nationales et Européennes, Président de l’Association Intelligence Verte ; Virginie Maris, Philosophe de l’environnement, chargée de recherche CNRS au Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Évolutive (CEFE) de Montpellier, Antonella Verdiani, Docteur en Sciences de l’éducation, Consultante internationale et chercheuse, créatrice de la méthode «Eduquer à la joie» ; Esther Katz Docteur en Ethologie, Chercheur IRD Paloc – Patrimoines locaux ; Eliane Fernandez, Anthropologue, Chercheur à Université de Bremen (Allemagne) ; Pur Projet, projets communautaires forestiers, End Ecocide, initiative Européenne citoyenne pour reconnaitre les droits de la nature. ANIMATION : Pierre Johnson, socio-économiste, spécialiste des relations peuples indigènes, biodiversité et économie et MichelPodolak, consultant en entreprise, directeur artistique, chef d’orchestre et comédien.

20H/22H30 – FIL ROUGE – RÊVER UNE NOUVELLE TERRE, ÇA SE PRATIQUE !
4 rue saint Nicolas 17012 Paris Contribution : à partir de 25 euros pour les frais d’organisation et le projet Beija Flor –  contact : assoyogash@gmail.com

Les revendications des peuples indigènes nous confrontent aux impasses de plus en plus évidentes de nos dynamiques de développement. Si nous sommes maintenant nombreux à soutenir de grandes causes, nous devons encore prendre conscience du caractère d’interdépendance des enjeux planétaires. Sur le plan individuel, incarner le changement en nous-mêmes, être l’exemple des transformations que nous voulons voir se concrétiser dans le monde ; sur le plan collectif, imaginer et soutenir l’émergence des nouvelles dynamiques. Entre ancestralité et science, une soirée initiatique qui mêle art, sens et expérience pour explorer les sociétés traditionnelles, leur vision du monde, leur cosmogonie, leur médecine, leur utilisation des plantes, leur logique et leur grande sagesse.

AVEC : Benki Piyako, leader politique et spirituel du peuple Ashaninka ; Philippe Bobola, professeur de physique quantique, biologiste, anthropologue, membre de l’American Association for the Advancement of Science, membre de l’Académie des Sciences de Lausanne ; Dominique Lussan , ethnologue, psychologue, agricultrice, présidente d’Harmonic Vision (centre de R&D sur les états de la conscience et la création de valeur globale) et de l’ONG Conscience et Action (charte des droits et devoirs de la planète et de son éco système). Avec : Installation artistique par Naziha Mestaoui / Electronic Shadow ; Présentation des tee-shirts Gaia Gandhi en soutien à “Beija Flor”.

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Qui est Benki Piyako?

Leader politique et spirituel du peuple Ashaninka, dans l’état de l’Acre en Amazonie Brésilienne, primé des droits de l’homme au Brésil, pour la défense des territoires et de la souveraineté nationale. Benki a créé, avec l’Association Ashaninka du Fleuve Amonia (Apiwtxa), l’école « Yorenka Antame » (Savoirs de la Foret), nominée du prix Chico Mendez, et plus récemment, l’école «Beija Flor» (Colibri), qui éduquent les populations indigènes et non indigènes à des pratiques agro-écologiques. Dans ce cadre, il a mis au point un modèle innovant de gestion environnementale basé sur les savoirs traditionnels autochtones, qui est reconnu au niveau gouvernemental et transmis à ce jour à une trentaine de peuples bénéficiaires, soit environ 5000 personnes. Les programmes mis en oeuvre pour préserver et restaurer les écosystèmes locaux sont conçus selon des systèmes agro forestiers tenant compte des usages alternatifs nutritionnels, médicinaux, culturels ou spirituels. Tout en participant à l’autonomie alimentaire et économique des populations, ils en restituent les savoirs traditionnels et renforcent ainsi l’identité culturelle indigène et les valeurs spirituelles de préservation de la nature. Processus vertueux sur les plans politiques, écologiques, culturels et spirituel, ce modèle est l’expression d’un héritage qui participe de la préservation d’un mode de vie et de savoirs traditionnels ancestraux.

Plus d’informations sur Benki et ses projets: http://www.naturerights.com/blog/?p=92
Page publique de Benki : https://www.facebook.com/benkiashaninka
Dossier complet de Benki / Ashaninka : http://naturerights.com/blog/wp-content/uploads/dossiers/DossierBenkifr.pdf

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